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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 11:21

American Bluff

 

 

Synopsis : Entre fiction et réalité, American Bluff nous plonge dans l’univers fascinant de l’un des plus extraordinaires scandales qui ait secoué l’Amérique dans les années 70. 

Un escroc particulièrement brillant, Irving Rosenfeld, et sa belle complice, Sydney Prosser, se retrouvent obligés par un agent du FBI, Richie DiMaso, de nager dans les eaux troubles de la mafia et du pouvoir pour piéger un homme politique corrompu, Carmine Polito. Le piège est risqué, d’autant que l’imprévisible épouse d’Irving, Rosalyn, pourrait bien tous les conduire à leur perte…

 

 

Avec pas moins de 10 nominations aux Oscars, David O. Russel nous sert un long métrage aux allures prometteuses sur le papier. Qu’en est-il dans la réalité ?

 

L’ambiance …

Se retrouver plongé dans l’univers coloré et festif des années 70, rythmé par une bande son à nous faire bondir de nos fauteuils pour nous déhancher dans un swing endiablé, montés sur nos plateformes shoes (Duke Ellington, The Bee Gees, Donna Summer ou encore David Bowie, quel régal pour nos oreilles !), le tout sous une boule à facettes géante, voilà qui a le mérite de nous mettre le cœur en joie et de nous procurer un joyeux moment d’euphorie ; de quoi nous dérider sans fausse note ! Tapisseries aux motifs oldies, tendances capillaires signées Elvis Presley ou faisant la part belle aux bigoudis (notre cher ami Bradley Cooper est absolument irrésistible sous ses petites bouclettes savamment travaillées, de quoi faire pâlir toute une race canine !), vestes colorées et décolletés plongeants, rien ne nous est épargné ; c’est un délice ! 

 

American Bluff

American Bluff

 

 

L’histoire …

American Bluff dénonce les malversations et la corruption d’un monde politique où les pots-de-vin sont monnaie courante. Si le synopsis semble être du déjà vu avec les petits escrocs qui, sous le joug du FBI, tentent de faire tomber les gros bonnets de la mafia et de la politique, l’histoire est bien ficelée et se déroule sans anicroches. C’est frais, rythmé, les répliques fusent, la répartie est de mise, et le ton est juste. Les rebondissements sont présents jusqu’à la fin, ce qui ne gâche rien à notre plaisir !


American Bluff

American Bluff


 

Les acteurs …

David O. Russel s’est entouré d’un casting cinq étoiles qui ne saurait faire dans la demi-mesure en matière d’interprétation. Mention spéciale pour Christian Bale. Même si avec son ventre bedonnant et sa coiffure quelque peu téméraire, il nous emmène certes bien loin de l’homme chauve-souris au sex appeal indéniable qui lui sied si bien, il émane cependant de son personnage un charme et une assurance irrésistibles qui sauront en séduire plus d’une. Bradley Cooper en agent du FBI un brin déjanté, Jennifer Lawrence en épouse absolument hystéro, Amy Adams en femme fatale qui se fond à la perfection dans son rôle de truande manipulatrice au délicieux accent british, ou encore Jérémy Renner en maire attachant mais aux affaires quelque peu douteuses, sans oublier une apparition de Robert de Niro, clin d’œil aux œuvres du genre d’un certain Scorsese, voilà qui ne manque pas de brio pour nous servir un polar mafieux jouissif et déluré !

 

American Bluff

American Bluff

 

American Bluff est une œuvre pétillante qui se savoure comme une gourmandise sucrée aux couleurs vitaminées. Un film à voir, assurément.

 

American Bluff

American Bluff

 

 

La bande annonce ... 

 

 


 
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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 17:12

 

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Synopsis : Xavier a maintenant 40 ans. On le retrouve avec Wendy, Isabelle et Martine quinze ans après L’Auberge Espagnole et dix ans après Les Poupées russes. La vie de Xavier ne s’est pas forcément rangée et tout semble même devenir de plus en plus compliqué. Désormais père de deux enfants, son virus du voyage l’entraîne cette fois à New York, au beau milieu de Chinatown. Dans un joyeux bordel, Xavier cherche sa place en tant que fils, en tant que père… en tant qu’homme en fait ! La vie de Xavier tient résolument du casse-tête chinois ! Cette vie à l’instar de New York et de l’époque actuelle, à défaut d’être cohérente et calme vient en tout cas nourrir sa plume d’écrivain…

 

Après l’Auberge Espagnole et Les poupées russes, l’on découvre avec plaisir ce nouveau volet des aventures de notre Erasmus préféré et de ses joyeux camarades. Adiós España y sangria, до свидания Россия и водочка (adieu Russie et Vodka), welcome New York, Chinatown … and shits !


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Cédric Klapisch met en scène une comédie réjouissante qui aborde avec humour et légèreté des thèmes aussi variés que l’homoparentalité, l’immigration, le divorce, le travail clandestin, la famille recomposée.

Quinze ans après, force est de constater que la vie de Xavier semble toujours s’apparenter à un imbroglio sentimental où les fils conducteurs se croisent et s’entrecroisent, pour finir inévitablement par s’emmêler et rendre le tout sans queue ni tête ! 


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Sa femme le quitte pour un bel anglophone à la carrure herculéenne et au cœur de miel, et part s’installer avec lui et ses enfants à New York, obligeant Xavier à s’expatrier. Père d’un enfant conçu pour aider un couple de lesbiennes, il se marie avec une chinoise pour obtenir la nationalité américaine, et retrouve Martine, son amour de jeunesse. Un casse-tête chinois … qu’il nous conte avec la naïveté qui le caractérise, empreinte de la philosophie d’un Schopenhauer ! Il saura nous faire voyager une fois de plus dans les méandres de ses pensées introspectives incessantes, mises en scène de façon très imagée. 

 

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Les acteurs n’ont rien perdu de leur superbe, et c’est avec un plaisir non feint que l’on retrouve la joyeuse bande dans l’ambiance survoltée et acidulée de la Grosse Pomme. 


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Si certains regretteront une relative absence de maturité chez nos personnages, à l’aube de la quarantaine, d’autres apprécieront à contrario cet aspect déluré qui les anime. C’est vivant, drôle, insolite, ça pétille ; on ne s’ennuie pas !

 

 

La bande-annonce ...

 

 


 

 

 

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 12:01

Les garçons et Guillaume, à table

 

 

 

SynopsisLe premier souvenir que j’ai de ma mère c’est quand j’avais quatre ou cinq ans. Elle nous appelle, mes deux frères et moi, pour le dîner en disant : "Les garçons et Guillaume, à table !" et la dernière fois que je lui ai parlé au téléphone, elle raccroche en me disant : "Je t’embrasse ma chérie" ; eh bien disons qu’entre ces deux phrases, il y a quelques malentendus.

 

 

Ce pourrait être un ode à sa mère ; ou plutôt, un ode à toutes les mères. Ou serait-ce un ode à toutes les femmes ? Ou alors tout cela à la fois ? Somme toute, la féminité est au cœur de cet imbroglio psychologique propre au personnage de Guillaume Gallienne, nul ne tergiversera sur ce point avéré. Ces femmes de sa vie, personnages ô combien fantasques devenus modèles, muses, égéries, ces femmes qu’il aime tant au point de vouloir leur ressembler jusque dans leur souffle.

Les garçons et Guillaume, à table 

Quelle performance incroyable, quelle profondeur d’âme dans l’interprétation de ce Guillaume par Guillaume, personnage guilleret, ou guillerette, on ne sait plus trop. Le sait-il lui-même ? Qui suis-je, ou plutôt, que suis-je ? Une question fondamentale pour se construire et grandir, une question autour de laquelle se tisse une toile d’incertitudes, souvent, de souffrances, beaucoup. Sa mère voudrait qu’il soit elle, son père l’aimerait homme. Et lui dans tout ça ?

 Les garçons et Guillaume, à table

Le spectateur est submergé de sentiments véritables que cet homme lui délivre avec beaucoup de pudeur parfois, avec humour aussi, mais toujours avec sincérité et candeur. Il aurait pu faire le choix de s’orienter sur la voie du mélo dramatique, qui se serait imposée comme une évidence ; C’est finalement avec ironie et auto-dérision qu’il nous dépeint son existence tourmentée dans une succession de scènes absolument irrésistibles. Il nous a conquis, émus, séduits, bouleversés.

 Les garçons et Guillaume, à table

Guillaume Gallienne a accompli une entreprise inouïe : celle de mettre en scène la psychanalyse d’une vie, sa vie, sans fard ni artifices, en se moquant du qu’en dira t’on. Et rien que pour cela, nous lui disons Bravo l’artiste !

 

 

La bande-annonce ... 


 


 

 

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 13:14

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Synopsis : Printemps 1922. L'époque est propice au relâchement des mœurs, à l'essor du jazz et à l'enrichissement des contrebandiers d'alcool… Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s'installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d'un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s'étourdit en fêtes mondaines, et de sa cousine Daisy et de son mari volage, Tom Buchanan, issu de sang noble. C'est ainsi que Nick se retrouve au cœur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges. Témoin privilégié de son temps, il se met à écrire une histoire où se mêlent des amours impossibles, des rêves d'absolu et des tragédies ravageuses et, chemin faisant, nous tend un miroir où se reflète notre époque moderne et ses combats.


 

 

Le faste, le charme et l’élégance des années folles, le portrait d’une jeunesse new yorkaise d’après-guerre faisant grand étalage de luxe et de désinvolture, rivalisant d’élégance dans des soirées mondaines les emportant dans un tourbillon jazzy, où l’ivresse de l’insouciance revêt ses plus beaux atours sous les yeux inquisiteurs d'un "Dieu" qui voit tout, et qui n'est pas sans rappeler 1964 d'un certain Orwell. Telles se présentent les premières images du film, plongeant immédiatement le spectateur dans l’opulence caractéristique de l'Amérique des années 20. Le grand Gatsby, personnage ô combien complexe et mystérieux, en serait le chef d’orchestre, hôte discret de ces sempiternelles réjouissances. L’histoire est narrée par la douce voix de Nick Carraway (Tobey McGuire), un écrivain solitaire qui côtoya l’homme durant sa chute lente mais inévitable.


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Si le spectateur est emporté par la légèreté et le luxe dominant cette société en proie à une économie prospère, la deuxième partie du film s’embourbe peu à peu dans un triangle amoureux qui ne saura maintenir la fascination du début. Des longueurs finissent par assommer puis éclipser la frénésie qui rythmait l’histoire.


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Le personnage de Gatsby, merveilleusement interprété par Leonardo Dicaprio, n’en reste pas moins touchant, emporté par la souffrance d’un amour charnel pour une femme (Daisy, interprétée par Carey Mulligan) qui « l’aime aussi ». Derrière le personnage revêtu d’apparats et faisant montre de bienséance et d’égards envers ces bonnes gens, se cache un homme que l’on sent fragile, frôlant parfois une hystérie maladive envers l’objet de tous ses désirs.


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L’on regrettera certains anachronismes musicaux (la bande son a été produite par le rappeur Jay-Z), et une 3D pour le moins inutile qui finira par devenir dérangeante.

 

Accueilli par des critiques plutôt mitigées lors de sa sortie aux Etats-Unis, Gatsby le magnifique, réalisé par Baz Luhrmann (à qui l’on doit entre autre Romeo&Juliette, Le moulin rouge, Australia, …) a eu l’honneur de faire l’ouverture du Festival de Cannes le 15 mai dernier. Une arrivée jazzy sur le tapis rouge qui aura fait sensation en recréant l’ambiance mythique des années 20, le temps de quelques marches.  

 

 

La bande annonce ...

 

 


 

 

 

 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 17:27

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Synopsis : Les derniers mois tumultueux du mandat du 16e Président des États-Unis. Dans une nation déchirée par la guerre civile et secouée par le vent du changement, Abraham Lincoln met tout en œuvre pour résoudre le conflit, unifier le pays et abolir l'esclavage. Cet homme doté d'une détermination et d'un courage moral exceptionnels va devoir faire des choix qui bouleverseront le destin des générations à venir.

 

 

Après Django de Quentin Tarantino, c’est au tour du grand Steven Spielberg de s’atteler à la question de l’esclavage. Deux longs métrages traitant du même sujet, mais dont l’angle d’approche est diamétralement opposé ; complémentaires, dirons-nous. Si Tarantino s’efforce de nous faire vivre au plus près les sévices endurés par les esclaves, Spielberg opte pour une approche résolument politique en mettant en scène le vote du 13ème amendement qui conduira à l’abolition de l’esclavage.

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Si l’on peut regretter quelques longueurs et des discours qui sembleront confus aux politiciens néophytes, il est intéressant et instructif de vivre ce fait marquant de l’Histoire à travers les pensées et les dires du président Abraham Lincoln. De quoi assister à des débats houleux opposants Démocrates et Républicains conservateurs, n’hésitant pas à user de corruption pour récolter des voix.  

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Abraham Lincoln, brillamment interprété par Daniel Day-Lewis (qui est à ce titre en lice pour l’Oscar du meilleur acteur), apparaît comme un président charismatique, juste et fier, un époux et un père aimant, sachant se faire respecter de ses pairs. Un grand homme dont l’attachement à ses convictions profondes le conduira à obtenir la signature d’un texte de loi historique énonçant l’égalité entre les Hommes, quel que soit leur couleur de peau. Apparaissent entre autres également à l'écran Tommy Lee Jones (dans le rôle d'un Républicain conservateur fervent défenseur de l'égalité raciale), Sally Field (incarnant la femme du président Lincoln), David Strathairn (dans le rôle du secrétaire d'Etat), Joseph Gordon-Levitt (qui incarne le fils du président), ...

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Spielberg propose une fresque politique à la réalisation modeste tout en retenue, mettant au premier rang l’histoire empreinte d’une solennité remarquable. Un film qui se veut avant tout pédagogique ; à savoir qu’il est bon de se remémorer certains faits de nos manuels d’histoire.

 

 

La bande annonce ... 

 

 


 


 

 

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 14:35

django unchained

 

Synopsis : Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs.
Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves…
Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche… Si Django et Schultz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie…

 

 

Les critiques semblent unanimes, et je ne serai pas de ceux qui oseront les contredire : ce long-métrage est une pure merveille.

 

En hommage à l’une de ses idoles, Sergio Leone, Quentin Tarantino nous propose avec Django Unchained un western spaghetti des plus admirables. Si l’histoire ne s’impose pas comme une révolution du genre, un casting de haut vol (Jamie Foxx, Leonardo Dicaprio, Christoph Waltz, Samuel L. Jackson, Kerry Washington, ...) et une réalisation exemplaire marquent les esprits.

django unchained

 

Comment ne pas succomber au charme irrésistible de ce duo atypique – un chasseur de prime allemand propre sur lui (Christoph Waltz), usant d’un langage des plus raffinés sur un ton désinvolte parfaitement maîtrisé, accompagné de Django (Jamie Foxx), un esclave noir jouissant d’une liberté nouvellement acquise et dont le désir amoureux l’anime d’un courage à toute épreuve. Léonardo Dicaprio incarne magnifiquement son personnage de Calvin Candie, un riche homme blanc faisant preuve d’un sadisme impassible. Les tirades soignées empreintes d’humour cynique entre le Dr Schultz et ce dernier sont absolument jubilatoires. L’on en redemande !

django unchained

django unchained

 


La très juste mise en scène, les paysages somptueux des vastes campagnes américaines sur fond de montagnes enneigées, et une bande son éclectique des plus réjouissantes apportent une profondeur au film, accompagnée d’une tension exaltante. Tout en conservant une ambiance western, Tarantino innove le genre musical et ose un mash-up des plus détonnants entre James Brown et 2pac. Le résultat est bluffant !

 django unchained


Le réalisateur, fidèle à lui-même, ne fait pas dans la dentelle ; que serait un Tarantino sans des tueries avec effusion de sang à outrance ? Ces scènes sont devenues, pour ainsi dire, sa marque de fabrique. Il a le don de nous emmener vers l’exagération, esquissant ces affrontements sanglant comme des tableaux s’achevant sur un joyeux feu d’artifice.

 django unchained


Rappelons que Django Unchained se veut également, et avant tout, une diatribe de l’esclavage et des conditions de vie humaine. Une très juste représentation des extravagances de certains hommes dont la quête de pouvoir et le désir de supériorité ont marqué d’une sombre empreinte tout un pan de l’Histoire.

 

Un chef-d’œuvre à voir et à savourer comme un diamant rare. 

 

 

La bande annonce … 

 

 

 

 

 

Et quelques musiques du film ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 17:10
audrey hepburn
Audrey Hepburn, égérie, muse, étoile de Hollywood, véritable icône du 7ème art. Vingt ans déjà que la plus emblématique des actrices des années 50-60 s’en est allée. Son élégance raffinée marque les époques et nous trouble d'un charme intemporel. Elle incarne la féminité dans son plus bel écrin, grands yeux naïfs et rieurs qui offrent un regard pétillant sur le monde. Un modèle envié, admiré, respecté.

Sa carrière d’actrice se résume à quelques films seulement ; des films élevés au rang de chefs-d’œuvre du cinéma (Vacances romaines (1953), qui lui vaudra l’Oscar de la meilleure actrice, Diamants sur canapé (1961), Sabrina, Guerre et Paix, Funny Face, My Fair Lady, …), où elle partagera l’affiche avec les plus grands acteurs hollywoodiens (George Peppard, Gregory Peck, Humphrey Bogart, Henry Fonda, Fred Astaire, …). Sur grand écran comme à la ville, sa grâce, son port altier, sa fraîcheur, seront source d’inspiration pour bon nombre de grands noms de la mode. Le couturier Hubert de Givenchy, devenu son ami de toute une vie, lui dessinera des robes somptueuses, notamment la fameuse robe-fourreau noire pour son rôle dans Diamants sur Canapé.


Mon coup de cœur revient au cultissime Diamants sur canapé, où Audrey Hepburn incarne la jeune Holly Golightly, petite brindille extravagante et spontanée, cherchant à apprivoiser une vie dont la réalité lui échappe. Porter une robe Givenchy sur un trottoir new-yorkais, savourer un petit-déjeuner à l’aube en face de la bijouterie Tiffany’s, déguster un verre de champagne au réveil, son personnage respire le bonheur, un bonheur fait de « petits riens » pour jouir de la vie au quotidien.


A 38 ans, au sommet de sa gloire, elle décide de mettre provisoirement sa carrière entre parenthèses pour se consacrer à son rôle de mère. Un sujet on ne peut plus d'actualité. La fin de sa vie sera marquée par son engagement pour des causes humanitaires, notamment l'UNICEF dont elle sera l'ambassadrice entre 1988 et 1992. 

Une femme intemporelle, vous disais-je.

 

 

citation audrey hepburn

 


Retour en images sur une icône de mode …

 

audrey hepburn - diamants sur canapé

audrey hepburn - diamants sur canapé

audrey hepburn

audrey hepburn

audrey hepburn - vacances romaines

citation audrey hepburn

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 07:39

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Synopsis : Printemps 1958. Rose Pamphyle, 21 ans, vit avec son père, veuf bourru qui tient le bazar d’un petit village normand. Elle doit épouser le fils du garagiste et est promise au destin d’une femme au foyer docile et appliquée. Mais Rose ne veut pas de cette vie. Elle part pour Lisieux où Louis Echard, 36 ans, patron charismatique d’un cabinet d’assurance, cherche une secrétaire. L’entretien d’embauche est un fiasco. Mais Rose a un don : elle tape à la machine à écrire à une vitesse vertigineuse. La jeune femme réveille malgré elle le sportif ambitieux qui sommeille en Louis… Si elle veut le poste, elle devra participer à des concours de vitesse dactylographique. Qu’importent les sacrifices qu’elle devra faire pour arriver au sommet, il s’improvise entraîneur et décrète qu’il fera d’elle la fille la plus rapide du pays, voire du monde ! Et l’amour du sport ne fait pas forcément bon ménage avec l’amour tout court…

 

Décidément, les années cinquante ont le vent en poupe ! Nostalgique, le spectateur est immédiatement plongé dans une ambiance rétro façon Mad Men où les femmes ne rêvent que d’une chose, devenir secrétaire ; car « être secrétaire, c’est moderne. C’est faire le tour du monde et travailler avec de grands hommes ». Outre leur talent de cuisinière proprette propre à leur rôle de femme au foyer, les femmes éprouvent un profond désir d’émancipation. La reconnaissance ultime étant la mise en lumière sous les feux des projecteurs grâce à leur rapidité à taper à la machine à écrire. La dextérité de cet art impose le respect !

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Difficile de ne pas succomber au charme vintage de cette histoire touchante habilement menée. Ca swingue, c’est vivant, ça fuse, aussi promptement que le bout des doigts sautant avec habileté d’une touche à l’autre, sur une machine à écrire. C’est tout simplement réjouissant !

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Le couple Romain Duris – Déborah François fonctionne à merveille. Romain Duris, fidèle à lui-même, ne dément pas son grand talent d’acteur. Son rôle d’homme ambitieux, élégant dans son costume rétro trois pièces, et au charme ravageur, lui sied à la perfection. Déborah François, quant à elle, est une véritable révélation ! Son interprétation de Rose Pamphyle, jeune fille maladroite et ingénue peu sûre d’elle mais non moins volontaire, est force de justesse et d’émotions !

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Le reste du casting ne gâche en rien la fête, bien au contraire ! Le couple modèle Bérénice Bejo-Shaun Benson est absolument délicieux (mesdames, cet accent américain est à fondre de plaisir … !) ; Eddy Mitchell, Miou-Miou, Nicolas Bedos et Mélanie Bernier ne sont pas en reste.

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L’on pourrait être étonné devant un tel engouement et cette ferveur incroyable qui entoure ces secrétaires qui manient avec habileté leurs dix doigts manucurés. Pourtant, rapidement, l’on se retrouve soi-même transporté par cette jeune fille ambitieuse qui se laisse guider par ses sentiments et sa ténacité ; l’on doit se contenir pour ne pas bondir de son siège afin d’encourager à vive voix l’incroyable Rose Pamphyle ! Et finalement l’on en vient à retenir notre souffle lors de l’annonce de la grande gagnante du fameux concours de dactylographie, tant l’on est happé par la frénésie ambiante de ce « sport ». Une telle émotion ne peut être que le résultat d’une mise en scène plus que réussie !

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A la sortie, l’on n’a qu’une envie : abandonner notre clavier d’ordinateur, qui passerait presque au rang de has been, pour redécouvrir l’authenticité et le bruit caractéristique d’une véritable machine à écrire. Nostalgie disais-je … Une comédie romantique fraîche et pétillante comme l’on aimerait en voir plus souvent ! 

 

La bande annonce ... 

 
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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 07:52

 

UNE-NOUVELLE-CHANCE

 

Synopsis : Recruteur de talents pour l'équipe de base-ball des Braves d'Atlanta, Gus se fait vieux et perd la vue. C'est donc avec sa fille, une ambitieuse avocate, qu'il se rend en Caroline du Nord pour tenter de mettre sous contrat un joueur fort prometteur.

 

Clint Eastwood semble prendre un plaisir certain dans l’interprétation de ce personnage de papy bourru, mais non dénué de bons sentiments. Après Million Dollar Baby et Gran Torino (véritables chefs d’œuvre cinématographiques), notre cowboy préféré remet le couvert dans Une nouvelle chance en campant cette fois un recruteur de baseball, contraint malgré lui de faire face aux affres de la vieillesse. Ajoutez à cela des relations conflictuelles avec sa fille unique, avec qui il fait le choix de se terrer dans un mutisme réconfortant, vous obtiendrez un Clint Eastwood qui ne surprend guère les cinéphiles avertis, avec son florilège de répliques acerbes à souhait. Derrière l’homme aux allures d’ours taciturne, aux gestes quelque peu maladroits, se cache un homme passionné ne sachant comment exprimer ses sentiments aux personnes qui lui sont chères. Vu et revu ? Oui, sans doute…

 

L’on déplorera un scénario très caricatural sans grande surprise, où les clichés hollywoodiens s’en donnent à cœur joie ! Et le fameux « THE END », cher à nos amis d’outre Atlantique, ne fera pas exception.

 

Mention spéciale pour la jeune actrice Amy Adams qui interprète avec poigne, fraîcheur et émotion la fille de Gus (Clint Eastwood). L’on admire ce petit bout de femme talentueuse qui ne se laisse pas démonter en osant s’affirmer face à des hommes machistes en costume-cravate, et qui jure aussi bien que son père lorsque la situation l’exige.

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Quant à Justin Timberlake, c’est sans conteste qu’il confirme à nos mères son statut de gendre idéal ! Davantage d’aspérités dans son personnage de jeune homme épris de la belle Mickey, dans lequel on finit par lire comme dans un livre ouvert, aurait été apprécié.

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Après plus de vingt ans passés à interpréter des films dont il a assuré la réalisation, Clint Eastwood a choisi de laisser ici le champ libre au réalisateur Robert Lorenz. Le spectateur déplorera peut-être ce (mauvais) choix …

Robert Lorenz aborde avec Une nouvelle chance le thème complexe de la relation père-fille, et amène une réflexion sur la portée des choix que l’on fait dans nos vies. Il pose un regard critique sur les arcanes des coulisses du sport et sur la lourde responsabilité qui incombe aux chasseurs de talent, détenant dans leurs mains le pouvoir de faire ou de défaire l’avenir d’un joueur d’un simple mot. L’on retrouve l'éternel combat opposant l’homme à la machine : peut-on se fier à un homme proche de la retraite, en passe de devenir aveugle, pour évaluer avec discernement les capacités d’un joueur considéré comme prometteur d’après les statistiques informatiques ? Il est des dons que même la plus perfectionnée des machines ne saurait détenir …

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Ce long métrage ne marquera sans doute pas de son empreinte les annales de l’histoire cinématographique, mais reste pour le moins un film plaisant à regarder lors d’un dimanche pluvieux. Enfin, tout le monde a droit à « une nouvelle chance » ! 

 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 15:03

Du médecin en blouse blanche à l’humour cinglant et au caractère désagréable au possible, au pirate sanguinaire et sans cœur, il n’y a qu’un pas. La simple rumeur que notre doc’ préféré à l’accent britannique irrésistible pourrait revenir sur nos écrans en tenue de flibustier sexy dans la nouvelle série Crossbones (programmée sur la chaine NBC), nous crée des palpitations.

 

L’histoire plongera le spectateur en 1715 à New Providence, une petite île des Bahamas, où sévit le terrible pirate Edward Teach, mieux connu sous le nom de Barbe Noire. Bottes noires « à la mousquetaire » impeccablement cirées, bandeau sur le front, foulard rouge noué à la taille, longue veste de toile, chemise ample blanche, large ceinture d’où pend un sabre à la lame acérée ; pour sûr que l’accoutrement de pirate lui siéra à merveille !

 

Si l’acteur britannique campe son rôle de flibustier avec autant de panache que celui du médecin talentueux que l'on aime détester, l’on trépigne d’impatience d’entendre le florilège de répliques cinglantes empreintes d’humour noir, chères à notre doc’ !

Jack Sparrow n’a qu’à bien se tenir ! 


Votre blogueuse s'est amusée à relooker notre doc', histoire de nous mettre en appétit ... 

 

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Published by lavieselonmary - dans Cinéma
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