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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 08:22

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                Deux ans après le krach boursier, Oliver Stone sort son deuxième opus de Wall Street avec le très grand Michael Douglas en tête d’affiche, aux côtés de Shia Le Bœuf.

 

                L’histoire ?

Wall Street, New York : en plein krach boursier de 2008, un jeune trader, Jacob Moore (Shia Le Bœuf), est prêt à tout pour venger son mentor, que d'obscures tractations financières ont poussé au suicide. Il demande de l'aide à Gordon Gekko (Michael Douglas), le meilleur - et le pire - des gourous de la finance, qui vient de sortir de 20 ans de prison pour délit d'initié. Jacob va apprendre à ses dépens que Gekko reste un maître de la manipulation, et que l'argent ne dort jamais.

 

                Descendu par la critique ces dernières semaines, ce film reste pour moi un film culte qu’il est bon de voir si l’on veut comprendre l’envers du décor et les terribles lois qui régissent le monde de la finance, ou terrible loi de la jungle. Tout n’est que manipulation, appât du gain, spéculation, malversation et traitrise. Bien que l’on ait affaire à un jargon d’initié, où s’enchaînent une montagne vertigineuse de chiffres et de courbes, l’histoire est prenante et l’on se laisse rapidement emporter dans la vie trépidante et ô combien stressante des traders.

 

               La première scène du film sonne l’ironie avec la sortie de prison de Gordon Gekko qui récupère ses affaires personnelles, les restes de son passé de magnat de la finance, résumés en une « cabine téléphonique » en guise de portable, quelques bijoux en or, un serre billets … sans billets. Le ton est donné.

 

                Michael Douglas incarne avec brio son rôle de requin de la finance, où l’ambiguïté de ses intentions nous pousse à le prendre en sympathie, avant de le haïr : il manie aussi bien les chiffres que les sentiments. Shia Le Bœuf n’est également pas en reste, et nous dévoile tout son talent à travers un jeu brillant de justesse dans son rôle de jeune trader ambitieux, charismatique, entrepreneur et qui n’a pas froid aux yeux.

 

               Oliver Stone nous propose ainsi une satire sanglante aux répliques cinglantes et acérées (dont les meilleures reviennent à Michael Douglas : « Arrêtez de raconter des mensonges sur moi et j’arrêterai de dire la vérité sur vous », jubilatoire) du capitalisme du XXIème siècle; des bonus qui pleuvent au milieu d’une débâcle financière entraînant des milliers de pauvres gens dans la misère, des fraudes fiscales aux paradis fiscaux, des rumeurs lancées pour tirer profit des spéculations, des traîtrises ...  

 

                Les métaphores sont également au rendez-vous. Un exercice de style intéressant qui donne de la puissance au message que le réalisateur veut nous faire passer. Notamment, la mise en scène de la chute de dominos lors de l’effondrement des cours de la bourse : une représentation mordante, simple et efficace. Du grand art.

 

                Un film à voir donc !

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Published by lavieselonmary - dans Cinéma
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